Profil épidémiologique et clinique de la maladie de Kaposi en milieu hospitalier de 1990 à 2020 à Lomé (Togo)
[Epidemiological and clinical profile of Kaposi’s disease in the hospital setting from 1990 to 2020 in Lomé (Togo)]
Abla Sefako Akakpo
1, Kelly Tcheumagam Kamno1, Julienne Noude Téclessou2, Panawé Kassang1, Piham Gnossike3, Abas Mouhari-Touré4, Koussaké Kombaté2, Kissem Tchangai-Walla1, Bayaki Saka1, Palokinam Pitché1
1Dermatology and Venereology Department, CHU Sylvanus Olympio, University of Lomé, Togo, 2Dermatology and Venereology Department, CHU Campus, University of Lomé, Togo, 3Gbossimé Dermatology Centre, Lomé, Togo, 4Dermatology and Venereology Department, CHU Kara, University of Kara, Togo
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ABSTRACT
Objective: The aim of this study was to describe the epidemiological and clinical profile of Kaposi’s disease (KD) from 1990 to 2020 in dermatology in Lomé (Togo).
Patients and Method: This is a case series of KD including all records of patients seen as outpatients and/or hospitalised for KD of clinical and/or histological diagnosis between 1990 and 2020 in the public dermatology services of Lomé.
Results: During the study period, 307 cases of KD were recorded, with a hospital frequency of 0.24%. The mean age of the patients was 40.03 ± 13.71 years, with extremes ranging from 6 to 90 years, and they were predominantly male (M/F = 1.5). The mean duration of KD before consultation was 639.96±1029.3 days (extremes: 14 to 7300 days). Skin lesions were found in 97.7% of patients (n=300). 134 (66%) and 52 (70.3%) patients with HIV-associated KD and endemic KD respectively had angiomatous nodules; 134 (66%) and 45 (60.8%) patients had infiltration. These lesions were mainly located on the right legs and feet, respectively 62.6% and 55.7% in HIV-associated KD and 51.3% and 70.3% in endemic KD. Mucosal lesions were present in 32.6% (n=100) of patients and the most common was the buccal mucosa whatever the type of KD; but more frequent in HIV-associated KD in 82 patients (40.4%). Of the 307 patients surveyed, 42 deaths were recorded (13.7%), patients surveyed, 42 deaths were recorded (13.7%), including 35 among the 203 patients with HIV-associated KD (17.2%).
Conclusion: Our study shows a predominance of HIV-associated MK over the 30 years of the study. Widespread use of antiretroviral treatment with the “test and treat” strategy will help to reduce mortality.
Key words: Kaposi’s disease, HIV, Togo
RÉSUMÉ
Objectif: Le but de cette étude était de décrire le profil épidémiologique et clinique de la maladie de Kaposi (MK) de 1990 à 2020 en dermatologie à Lomé (Togo).
Patients et méthode: Il s’agit d’une série de cas de MK incluant tous les dossiers des patients reçus en consultation externe et/ou hospitalisés pour MK de diagnostic clinique et/ou histologique entre 1990 à 2020 dans les services publics de dermatologie de Lomé.
Résultats: Durant la période d’étude, 307 cas de MK ont été recensés avec une fréquence hospitalière de 0,24%. L’âge moyen des patients était de 40,03±13,71 ans avec des extrêmes allant de 6 à 90 ans et une prédominance masculine (H/F= 1,5). La durée dévolution moyenne de la MK avant la consultation était de 639,96±1029,3 jours (extrêmes: 14 à 7300 jours). Les atteintes cutanées étaient retrouvées chez 97,7% des patients (n= 300). Au cours de la MK associée au VIH et la MK endémique respectivement 134 (66%) et 52 (70,3%) patients présentaient des nodules angiomateux; 134 (66%) et 45 (60,8%) patients une infiltration. Ces lésions siégeaient principalement aux jambes et pieds droits respectivement 62,6% et 55,7% au cours de la MK associée au VIH; 51,3% et 70,3% pour la MK endémique. Les atteintes muqueuses étaient présentes chez 32,6% (n=100) des patients et la plus observée était la muqueuse buccale quel que soit le type de MK; mais plus fréquente dans la MK associé au VIH chez 82 patients (40,4%). Sur les 307 patients recensés, on a enregistré 42 décès (13,7%) dont 35 parmi les 203 patients ayant souffert de MK associée au VIH (17,2%).
Conclusion: Notre étude montre une prédominance de la MK associée au VIH sur les 30 ans de l’étude. La généralisation du traitement antirétroviral avec la stratégie “ test and treat ” contribueront à la réduction de sa mortalité.
Mots clefs: Maladie de Kaposi, VIH, Togo
INTRODUCTION
La maladie de Kaposi (MK) est une prolifération maligne, multifocale, se manifestant cliniquement par des plaques et des nodules cutanéomuqueux d’aspect angiomateux, histologiquement par une double prolifération vasculaire et de cellules fusiformes [1]. Elle est classée en cinq formes cliniques à savoir MK classique, MK associée à l’immunosuppression iatrogène, MK endémique ou africaine, MK associée au VIH ou MK épidémique et récemment MK non épidémique chez les hommes ayant les rapports sexuels avec des hommes séronégatifs [2,3]. La forme associée au VIH représente actuellement le premier cancer chez les patients infectés par le VIH [4,5].
L’avènement de l’infection à VIH/SIDA en 1981 a transformé la MK en une épidémie. L’ampleur de cette épidémie a fait en sorte qu’elle est devenue la tumeur maligne la plus courante représentant environ 15 à 20% au niveau mondial. Cependant, l’incidence de la MK associée au VIH a diminué dans plusieurs régions du monde (Etats-Unis, Europe) depuis l’initiation de la trithérapie antirétrovirale et a amélioré les pronostics des patients, comme l’ont montré plusieurs études multirégionales [6,7].
L’analyse récente de la situation épidémiologique du VIH au Togo a montré une baisse de la prévalence moyenne de 2,5% dans la population générale en 2014 et de 2% en 2020 [8]. L’amélioration dans la prise en charge de l’infection à VIH devrait sans doute impacter sur l’épidémiologie de la MK associée au VIH et sur celle de la MK en général. Avec la généralisation du traitement antirétroviral (TARV) au Togo au cours de la période de 2010 à 2020 [9], nous menons cette étude pour décrire le profil épidémiologique, clinique depuis les études antérieures [10–14].
Patients et Méthodes
Il s’agit d’une série de cas de MK couvrant une période de 30 ans allant du 1er janvier 1990 au 31 Décembre 2020 dans les services publics de dermatologie de Lomé (centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio, campus et centre de dermatologie de Gbossimé). Cette période a été choisie par rapport au début de l’épidémie du VIH au Togo, jusqu’à la généralisation du TARV.
Nous avons inclus tous les dossiers des patients reçus en consultation externe ou hospitalisés pour MK de diagnostic clinique et/ou histologique entre 1990 à 2000 (période de non généralisation du TARV), 2000 à 2010 (généralisation débutante et en progression) et entre 2010 à 2020 (période de généralisation du TARV).
Analyse statistique: elle a été faite grâce aux logiciels CSPro version 7.7.3. Les variables quantitatives ont été comparées par le test de Student et les variables qualitatives par le test exact de Fisher de Pearson. Au niveau de l’analyse descriptive, les résultats ont été exprimés sous forme d’effectif et de pourcentage pour les variables qualitatives, de moyenne et d’écart-type pour les variables quantitatives. Les tests statistiques ont été considérés comme statistiquement significatifs pour une valeur de p inférieur à 0,05. Les tableaux et les graphiques ont été réalisés avec le logiciel Microsoft Word et Excel 2013.
RÉSULTATS
Durant la période d’étude, 307 (0,23%) des 134999 nouveaux patients avaient souffert de MK.
La MK associée au VIH était le type de MK le plus représenté à 66,1% (n=203), suivie de la MK endémique (24%; n=74).
L’âge moyen global des patients était de 40,03±13,71 ans avec des extrêmes allant de 6 à 90 ans. On note une prédominance masculine (n=184; 59,9%) avec un sex-ratio de 1,5. Pour les patients dont l’âge était compris entre 30 à 40 ans, la répartition hommes/femmes était presque équitable (sex-ratio = 1,38). Dans la tranche de 19 et 29 ans, on notait une prédominance féminine avec un sex-ratio de 0,33.
La durée d’évolution moyenne de la MK avant la consultation était de 639,96±1029,3 jours avec des extrêmes allant de 14 à 7300 jours.
Sur les 203 patients atteints de MK associée au VIH 61,1% (n=124) n’avaient pas de signes fonctionnels; 21,2% (n=43) présentaient des douleurs aux sièges des lésions et 4,9% (n=10) un prurit (Tableau I); un patient pouvant avoir plusieurs signes à la fois. Concernant les 74 patients atteints de MK endémique, 64,9% (n=48) ne présentaient pas de signes fonctionnels; 24,3% (n=18) présentaient des douleurs et 8,1% (n=6) un prurit (Tableau 1).
Les atteintes cutanées étaient retrouvées chez 97,7% des patients (n= 300). Les nodules angiomateux et l’infiltration étaient les types de lésions les plus fréquemment retrouvées au niveau de chaque classe de MK. Ainsi, au niveau de la MK associée au VIH et la MK endémique respectivement 134 (66%) et 52 (70,3%) patients présentaient des nodules angiomateux; 134 (66%) et 45 (60,8%) patients une infiltration (Tableau 1). Ces lésions siégeaient principalement aux jambes et pieds droits respectivement 62,6% et 55,7% au cours de la MK associée au VIH; 51,3% et 70,3% pour la MK endémique. On notait en plus au cours de la MK associée au VIH, non seulement une atteinte du thorax et de l’abdomen respectivement chez 44 (21,7%) et 37 (18,2%) patients, mais aussi du visage (n=16; 7,9%); un patient pouvant avoir plusieurs localisations à la fois (Tableau 2).
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Tableau 2: Répartition des sièges des lésions cutanés au cours de la MK [Distribution of skin lesion sites in Kaposi disease]. |
Les atteintes muqueuses étaient présentes chez 32,6% (n=100) des patients et la plus observée était la muqueuse buccale quel que soit le type de MK; mais elle était plus fréquente dans la MK associée au VIH chez 82 patients (40,4%) (Tableau 3). Un patient pouvant avoir plusieurs atteintes à la fois.
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Tableau 3 : Répartition des sièges des lésions muqueuses et des atteintes extra cutanées [Distribution of mucosal and extracutaneous lesions]. |
Les atteintes extra cutanées étaient notées chez 29,3% (n=90) patients. L’atteinte ganglionnaire inguinale était la lésion extra cutanée la plus fréquente. Elle était présente chez 33,8% (n=25) des cas de MK endémique et 29,6% (n=60) des cas de MK VIH (Tableau 3). Un patient pouvant avoir plusieurs atteintes à la fois.
La chimiothérapie était reçue par 23,4% (n=72) des patients; la vinblastine étant la molécule la plus utilisée respectivement chez 33,3% (n=24) et 22,2% (n=16) de MK associée au VIH et MK endémique. Sur les 203 cas de MK associée au VIH recensés, 177 (87,2%) patients avaient reçu un TARV en majorité entre 2006-2020.
Sur les 307 patients recensés, on a enregistré 42 décès (13,7%) dont 36 (42,3%) entre 1990 et 2005, et 6 (2,7%) entre 2006 et 2020 avec une différence entre les 2 périodes (p=0,000). Sur les 42 décès, 9 (21,4%) avaient bénéficié d’un traitement par chimiothérapie. Globalement, on rapportait plus de décès dans le groupe des 203 patients de MK VIH (n=35; 17,2%) que dans le groupe des 74 patients de MK endémique (n=6; 8,1%) et MK avec sérologie VIH inconnue (n=1; 3,3%).
DISCUSSION
Les principales limites de notre étude étaient i) l’absence de réalisation des tests de confirmation histologique, toutefois, le diagnostic de la MK est aussi clinique; ii) la non-complétude des informations inhérentes aux études rétrospectives telles que l’absence de certains dossiers (1990 à 1992), la non précision de la sérologie VIH et du taux de CD4 chez tous les patients. Néanmoins, notre étude a permis de déterminer le profil épidémiologique et clinique de la MK sur les 30 ans depuis les dernières études menées sur le sujet avec l’élargissement de la couverture ARV au Togo.
La MK associée au VIH représentait la majorité des cas de MK (66,1%) suivie de la MK endémique (24%). Notre étude confirme les constats faits par d’autres auteurs en Afrique subsaharienne où la MK associée au VIH est la plus fréquente dans des proportions variables d’une étude à une autre. Ces résultats sont comparables à ceux de Pitche et al. [12], Saka et al. [13,14] dans les mêmes services au Togo qui montraient respectivement 78,5% de MK associée au VIH de 1994 à 2004 et de 89,6% de 2005 à 2011 et à plusieurs autres études en Afrique subsaharienne comme Karabinta et al. [5], Cissé et al. [15] au Mali qui reportaient 70,8% et 78,5% respectivement entre 2007 et 2009 et entre 2004 et 2005; Kalubula et al. [16] en Zambie 61% de 2007 à 2014.
L’évolution moyenne de la MK avant la consultation était de 639,96 ± 1029,3 soit 21,3 mois (extrêmes: 14 à 7300 jours). Cette durée relativement longue s’expliquerait par le fait que la majorité des patients atteints de MK VIH (61,1%) et MK endémique (64,7%) dans notre étude ne présentaient aucun signe fonctionnel. Zaara et al. [17], Ndiaye et al. [17] et Cissé et al. [15] rapportaient respectivement des délais de 34,6 mois; 6,7 mois et 12 mois respectivement. Les délais plus longs retrouvés chez Zaara et al. [18] étaient dominés par la MK classique dont l’évolution est souvent lente et indolente; par contre les délais plus courts observés chez Ndiaye et al. [17], Cisse et al. [15] s’expliqueraient par le fait qu’il y’avait une prédominance des formes endémiques florides d’une part; et d’autre part, ils s’agissaient uniquement de formes associées au VIH souvent plus agressives.
Dans notre étude, la MK associée au VIH et la MK endémique, respectivement 66% (n=134) et 70,3% (n=52) patients présentaient des nodules angiomateux et 66% (n=134); 60,8% (n=45) une infiltration. Ces résultats sont comparables aux 51,7% de Ndiaye et al. [18] qui étaient des lésions papulo-nodulaires et aux 58,3% de Cissé et al. [15]. Tounouga et al. [19] retrouvaient 28,6% de lymphœdème et 21,1% de lésions papulo-nodulaires. Cependant, Pitche et al. [10] entre 1980 et 1994 rapportaient une prédominance à 92,3% de lésions papulo-nodulaires dans la MK endémique et de 92,3% de lésions œdémateuses dans la MK associée aua VIH. Rohner et al. [6] relevaient 67% de lésions tumorales angiomateuses et 44% associées à un œdème dans la MK associée au VIH. Cette différence peut s’expliquer par le fait que dans la MK associée au VIH, on retrouve une relative fréquence plus élevée de tumeurs angiomateuses et d’œdème [20,21], alors que les formes nodulaires dominent dans la MK endémique [2,3].
Les atteintes cutanées étaient retrouvées chez la majorité des patients (n= 300; 97,7%). Elles siégeaient principalement aux jambes et pieds respectivement 62,6% et 55,7% au cours de la MK VIH; 51,3% et 70,3% pour la MK endémique. On notait en plus, au cours de la MK associée au VIH une atteinte du tronc (thorax et abdomen) chez 21,7% (n=44) et 18,2% (n=37) respectivement. Tounouga et al. [19] retrouvaient 81,6% d’atteinte cutanée et 47,7% aux membres inférieurs; Zaraa et al. [18] rapportaient 87,1% aux membres inférieurs. En effet, au cours de la MK endémique et classique, les lésions sont acrales, prédominantes aux extrémités [2,3] contrairement à la MK associée au VIH où l’on peut certes avoir une atteinte des extrémités mais aussi du tronc, du visage ou multifocale [3,12,14].
Les atteintes muqueuses étaient présentes chez 32,6% des patients (n=100) avec une prédominance de la muqueuse buccale peu importe le type de MK mais plus fréquente dans la MK VIH chez 40,4% (n=82) patients versus 10,8% (n=8) dans la MK endémique. Contrairement à la MK endémique, les atteintes muqueuses sont plus fréquentes dans la MK VIH. Elles sont retrouvées quasiment dans la moitié des cas et principalement par ordre de fréquence une atteinte bucco-pharyngée, génitale et oculaire [3,14].
Nous avons enregistré plus de décès dans le groupe des 203 patients de MK associée au VIH (n=35; 17,2%) que dans le groupe des 74 patients de MK endémique (n=6; 8,1%). Ces résultats confirment la persistance de la morbidité et la mortalité de la MK associée au VIH qui s’expliqueraient par son agressivité, ses atteintes multifocales, viscérales, une faible immunité et enfin l’absence ou l’initiation tardive au TARV [22,23].
Conclusion
Notre étude met en évidence une prédominance de la MK associée au VIH sur les 30 ans de l’étude. L’élargissement du TARV, l’amélioration de la couverture ARV et l’approche “ test and treat “ contribueront à réduire cette mortalité.
ACKNOWLEDGEMENTS
L’expansion de l’accès aux traitements antirétroviraux entraine une diminution de la mortalité liée à la MK chez les PVVIH.
Statement of Human and Animal Rights
All the procedures followed were in accordance with the ethical standards of the responsible committee on human experimentation (institutional and national) and with the 2008 revision of the Declaration of Helsinki of 1975.
Statement of Informed Consent
Informed consent for participation in this study was obtained from all patients.
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