2016.2-3

Clinical evaluation of the deadline of healing of the ulcer of Buruli hurts of diameter lower or equal to 10 centimeters in pobe (Benin)

Christiane Koudoukpo1, Félix Atadokpede2, Laouali Salissou3, Françoise Assogba1, Fabrice Akpadjan2, Bérénice Degboe2, Nadège Agbessi1, Hugues Adégbidi2

1Medical School, Parakou University de Parakou, POB 123 Parakou Bénin, 2Medical School, Cotonou University, 01 POB 188 Cotonou, Bénin, 3Medical School, ABDOU Moumouni University, POB 10896 Niamey, Niger

Corresponding author: Dr. Laouali Salissou, E-mail: danmata@yahoo.com
Submission: 28.12.2015 , Acceptance: 02.02.2016
DOI: 10.7241/ourd.20162.39


ABSTRACT

Introduction: Ulcer of Buruli is a skin disorder due to Mycobacterium ulcerans. The objective was to estimate the deadline of healing of the hurts of the ulcer of ulcer of Buruli of diameter ≤ 10 cm.

Patients and Methods: It was about a retrospective, descriptive and analytical study, realized from 2010 to 2012 in Pobè (Benin). Were included the patient, having had a positive PCR in Mycobacterium ulcerans, hurts of diameter ≤ 10 cm and treated according to the recommendations of the WHO.

Results: A total of 104 patients have been included. The hurt patches represented the most frequent clinical shape (57%). The average deadline of consultation was 16.6 ±19.6 weeks. The patients presenting a hurt lesion and having consulted less than 5 weeks after the beginning of the disease, had an average deadline of healing of 85.1 ± 33.7 days versus 146.1 ± 80.2 days for those having consulted 27 weeks after the beginning of the disease (p <0.05). The average deadline of healing of forms by diameter ≤ 5cm was 105.1 ± 59.5 days versus 111. ± 44.3 days for that of hurt forms of 5 cm ≤ diameter ≤ 10 cm (p = 0.04).

Conclusion: Delay in the consultation lengthens the deadline of healing of the hurts. The not hurt lesions whatever are their sizes have a deadline of healing longer than that of the hurt lesions. The results of this work should arouse other studies for new therapeutic perspectives of that affection.

Key words:Buruli ulcer; Hurt diameter; Evaluation; Healing deadline; Benin


RESUME

Introduction: L’ulcère de Buruli est une affection cutanée due à Mycobacterium ulcerans. L’objectif était d’évaluer le délai de cicatrisation des lésions de l’ulcère de Buruli de diamètre ≤ 10cm.

Patients et Méthodes: Il s’agissait d’une étude rétrospective, descriptive et analytique, réalisée de 2010 à 2012 à Pobè (Bénin). Ont été inclus, les patients ayant eu une PCR positive au Mycobacterium ulcerans, des lésions de diamètre ≤ 10cm et traités suivant les recommandations de l’OMS.

Résultats: Au total, 104 patients ont été retenus. Les plaques ulcérées représentaient la forme clinique la plus fréquente (57%). Le délai moyen de consultation était de 16,6 ± 19,6 semaines. Les patients présentant une lésion ulcérée et ayant consulté moins de 5 semaines après le début de la maladie, avaient un délai moyen de cicatrisation de 85,1 ± 33,7 jours versus 146,1 ± 80,2jours pour ceux ayant consulté 27 semaines après le début de la maladie (p < 0,05). Le délai moyen de cicatrisation des formes non ulcérées de diamètre ≤ 5cm était de 105,1 ± 59,5 jours versus 111,2 ± 44,3 jours pour celui des formes ulcérées de 5cm ≤ diamètre ≤ 10cm (p = 0,04)

Conclusion: Le retard à la consultation allonge le délai de cicatrisation des lésions. Les lésions non ulcérées quelles que soient leurs tailles ont un délai de cicatrisation plus long que celui des lésions ulcérées. Les résultats de ce travail devraient susciter d’autres études pour de nouvelles perspectives thérapeutiques de cette affection.

Mots clés: Mots clés: Ulcère de Buruli; Diamètre de lésion; Évaluation; Délai de cicatrisation; Bénin


INTRODUCTION

L’ulcère de Buruli est une affection potentiellement handicapante due au Mycobacterium ulcerans, caractérisé par une nécrose du tissu cutané et sous cutané avec souvent atteinte des os. Il sévit sous forme endémique dans certaines régions du monde dont plusieurs cas ont été notifiés en Afrique centrale, en Afrique de l’ouest, en Amérique latine, en Asie, dans le Pacifique Oriental, et en Australie [1]. C’est une maladie tropicale négligée car la première publication a été faite en 1948 et ce n’est qu’en 1980 qu’un cri d’alarme a été lancé dans le monde [2]. Sa prise en charge associe un traitement médical et un traitement chirurgical [3]. L’objectif de cette étude était d’évaluer le délai de cicatrisation des lésions de l’ulcère de Buruli de diamètre ≤ 10cm dans le Centre de Dépistage et de Traitement de l’Ulcère de Buruli (CDTUB) de l’Ouémé-Plateau à Pobè (Bénin).

MATERIELS ET METHODES

Il s’est agi d’une étude rétrospective, descriptive et analytique, réalisée 1er Janvier 2010 au 31 Décembre 2012 dans le centre de Dépistage et de Traitement de l’Ulcère de Buruli de l’Ouémé-Plateau (Bénin). Ont été inclus dans cette étude, les patients ayant eu une PCR positive au Mycobacterium ulcerans, des lésions de diamètre ≤ 10cm et traités suivant les recommandations de l’OMS qui sont utilisées depuis 2004. Chaque patient a bénéficié d’un protocole de traitement comportant un volet médical et un volet chirurgical. Le traitement médical était fait de biantibiothérapie: la Streptomycine (S) oula Clarithromycine (C) associée à la Rifampicine (R) pendant 8 semaines permettant l’intervention chirurgicale.

RESULTATS

Au total 419 patients ont été admis pour un ulcère de Buruli. Parmi eux, 104 répondaient aux critères d’inclusion. Sur les 104 patients, 71 avaient moins de 15 ans (68,3%) et 33 avaient plus de 15 ans (31,7%). L’âge variait entre 1 et 80 ans, avec une médiane de 11ans. Les femmes étaient plus représentatives soit un sex ratio de 0,89. Soixante dix neuf patients (n = 79) avaient consulté au-delà de 5 semaines après le début de la maladie (Fig. 1).

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Figure 1: Répartition des sujets en fonction du délai de consultation.

La plaque ulcérée (Figs. 2 et 3) (n = 60) représentait la forme clinique la plus fréquente (57%). L’ensemble des lésions ulcérées représentaient 73%, et celles non ulcérées 27% (Figs. 3 et 4).

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Figure 2: Lésion ulcérée, à bords décollés.
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Figure 3: Répartition des formes cliniques des lésions.
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Figure 4: Lésion non ulcérée (nodule).

La moyenne du délai de cicatrisation (Fig. 5: lésions cicatrisées) était de 92 ± 46,7 jours avec une médiane de 81 jours. Les patients qui avaient une lésion ulcérée et qui ont consulté en moins de 5 semaines avaient un délai moyen de cicatrisation de 85,1 jours et ceux ayant consulté 27 semaines après ont un délai moyen de cicatrisation de 146,1 jours (Tabl. 1).

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Figure 5: Lésions cicatrisées (a: Ulcérée, b: Nodulaire).
Tableau 1 Délai moyen de cicatrisation des lésions ulcérées en fonction du délai de consultation
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Les patients qui avaient une lésion non ulcérée et qui ont consulté en moins de 5 semaines ont un délai moyen de cicatrisation de 104,6 ± 66,9 jours et ceux ayant consulté à plus de 27 semaines ont un délai moyen de cicatrisation de 110 ± 4,2 jours (Tabl. 2).

Tableau 2 Délai moyen de cicatrisation des lésions non ulcérées en fonction du délai de consultation (en semaines)
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Le délai moyen de cicatrisation des lésions ulcérées de diamètre <5cm est de 89,1 ± 55,1 jours, et celui des lésions dont le diamètre était compris entre 5 et 10 cm était de 93,1 ±41,3 jours (Tabl. 3).

Tableau 3 Répartition du délai moyen de cicatrisation des lésions ulcérées en fonction de leur diamètre
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Le délai moyen de cicatrisation des lésions non ulcérées de diamètre <5cm était de 105,1 ± 59,5 jours, et celui des lésions dont le diamètre était compris entre 5 et 10 cm était de 111,2 ± 44,3 jours (Tabl. 4).

Tableau 4 Répartition du délai moyen de cicatrisation des lésions non ulcérées en fonction de leur diamètre
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Les formes non ulcérées avaient une durée totale d’évolution de la maladie plus longue que les formes ulcérées. La durée moyenne d’évolution de la maladie était de 109,01 ±50,26 jours avec des extrêmes allant de 48 à 377 jours et une médiane de 130 jours.

Les formes non ulcérées avaient une durée d’évolution moyenne de maladie de 109,9 ±52,8 jours alors que les formes ulcérées avaient une durée d’évolution moyenne de maladie de 108,6 ± 49,5 jours (Tabl. 5).

Tableau 5 Répartition de la durée totale d’évolution de la maladie en fonction de la forme clinique de la lésion
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Ethics

This study was performed on human subjects; thus, all patients were aware of the presence of the study and they were fully informed about the drug and its side-effects.

DISCUSSION

La population d’étude était composée de 68,3% de patients de moins de 15 ans et de 31,7% de plus de 15 ans avec des extrêmes de 1 à 80 ans et une médiane de 11ans. Ces résultats étaient conformes à ceux d’autres auteurs qui avaient retrouvé une prédominance chez les moins de 15 ans [2,4]. Pour Delphin et al les moins de 15 ans représentaient 44% [5]. Clancey et al expliquaient cette fréquence élevée d’ulcère de Buruli chez l’enfant par son immunisation faible que celle de l’adulte; mais pourrait être liée aussi à l’exposition constante des enfants lors des activités ludiques menées dans les régions marécageuses [6].

Le sex-ratio était de 0,89. La prédominance féminine retrouvée dans notre étude était en accord avec celle de Barker [2] en 1973 et de Kadio [7] en 1990; cependant, Sopoh et al [8] au Bénin et Van der Werf [9] au Ghana rapportaient une prédominance masculine. Mais selon l’OMS l’ulcère de Buruli touche indifféremment les hommes et les femmes et la prédominance d’un sexe sur l’autre serait en rapport avec les caractéristiques socioéconomiques de la population étudiée et la méthodologie [10].

Dans notre étude 73% des patients avait consulté dans un délai inférieur à 6 mois. Ouattara et al [11] ont rapporté un pourcentage inférieur à celui de notre série, dans une étude réalisée en Côte d’Ivoire avec 55% de patients ayant consulté avant 6 mois. Dans leur étude Delphine al rapportaient que dans le centre de Zagnanado au Benin, 63% des patients étaient plutôt référés [5]. On peut ainsi affirmer que l’amélioration du délai de consultation dans notre étude pourrait s’expliquer par: la création des CDTUB dans les zones endémiques, la forte sensibilisation des populations à risque, le dépistage précoce des cas par les agents de santé et la prise en charge du coût du traitement par le (Programme National de Lutte contre l’Ulcère de Buruli) PNLUB [12].

Dans notre étude, les lésions avaient un délai médian de cicatrisation d’environ 12 semaines (81 ± 46,7 jours). Ce résultat était en accord avec celui de Chauty et al [13] qui avaient noté dans une étude pilote à Pobè (Bénin) un délai médian de cicatrisation de 15 semaines soit 104 jours. Cette légère différence observée serait due à la taille de l’échantillon dans l’étude de Chauty et al (30 patients) [13]. De même Sarfo et al [14] dans une étude sur toutes les catégories de lésions avaient obtenu un délai de cicatrisation de 3 mois.

De nos résultats il ressort que plus précocement le patient consulte mieux la lésion se cicatrise rapidement quelle que soit sa forme clinique initiale (p < 0,05 pour les lésions ulcérées et p > 0,05 pour les lésions non ulcérées). L’accélération de la cicatrisation chez les patients qui ont consulté tôt serait due aux différents soins (l’antibiothérapie, les pansements, les détersions chirurgicales et la kinésithérapie) dont ont bénéficié les patients dans les CDTUB [14]. Aussi nos résultats ont montré que les lésions de diamètre inférieur ou égal à 5cm ont cicatrisé plus vite que les lésions qui avaient un diamètre compris entre 5 et 10 cm (p < 0,05). Ce résultat était en accord avec celui de Chauty et al [13] et compatible avec les objectifs de l’OMS qui encourage le dépistage précoce des cas pour une guérison rapide [15]. Cependant les lésions non ulcérées quelque soit leurs tailles ont un délai de cicatrisation plus long que les lésions ulcérées (p < 0,05). Cela serait dû au fait que les lésions non ulcérées passent d’abord par la phase d’ulcération qui est relativement longue d’un individu à un autre; il pourrait également être expliqué par le fait que plus la taille de l’ulcère est grande, plus l’induration est ouverte et plus les nécroses s’éliminent facilement [7,16].

Dans notre série, la durée totale d’évolution de la maladie dans les lésions non ulcérées avoisinait celle des lésions ulcérées (environ 16 semaines). Ce résultat pourrait s’expliquer par le fait que les lésions non ulcérées ont un délai avant consultation court et un délai de cicatrisation long tandis que les lésions ulcérées ont un délai de consultation long et un délai de cicatrisation plus court. La durée totale d’évolution de la maladie a un véritable impact social et économique car elle inactive les patients et leurs assistants. Sachant que la position d’un individu dans la structure sociale est étroitement associée à son état de santé, l’ulcère de Buruli, comme toutes les maladies négligées, est une maladie de la pauvreté avec impact d’inégalité sociale [3,1719]. De ce fait, le contrôle de l’ulcère de Buruli dépend de l’action sur les déterminants sociaux [20].

CONCLUSION

Le retard à la consultation allongeait le délai de cicatrisation des lésions. Les lésions non ulcérées quelles que soient leurs tailles avaient un délai de cicatrisation plus long que celui des lésions ulcérées. Les résultats de ce travail devraient susciter d’autres études pour de nouvelles perspectives thérapeutiques de cette affection. Cependant la sensibilisation de la population vis-à-vis de cette maladie endémique reste l’arme stratégique pour une prise charge précoce et adéquate.

STATEMENT OF HUMAN AND ANIMAL RIGHTS

All procedures followed were in accordance with the ethical standards of the responsible committee on human experimentation (institutional and national) and with the Helsinki Declaration of 1975, as revised in 2008.

STATEMENT OF INFORMED CONSENT

Informed consent was obtained from all patients for being included in the study.

REFERENCES

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Notes

Source of Support: Nil,

Conflict of Interest: None declared.


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